Adoption du nouveau décret « Services médias audiovisuels » au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Adoption du nouveau décret « Services médias audiovisuels » au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Décret SMAAu Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le 3 février dernier, a été adopté le nouveau décret SMA, Services médias audiovisuels.

C’est un décret important, qui transpose en réalité trois directives européennes en lien avec les médias et les télécommunications : les directives relatives aux services des médias audiovisuels, à la communication électronique et à l’accessibilité.

En effet, ces dernières années, le paysage audiovisuel s’est considérablement transformé, notamment avec l’arrivée de nouveaux acteurs tels que les géants américains Netflix ou Amazon. Notre mode de consommation des médias a aussi évolué. Ainsi, à côté de la télévision et de la radio, nous retrouvons aujourd’hui les plateformes de streaming, les podcasts, les programmes télé à la demande, les sites de partages de vidéos …

L’importance et la vitesse de ces bouleversements nécessitaient d’adapter le dispositif légal pour étendre le cadre régulatoire à ces nouveaux acteurs, permettre à nos acteurs locaux d’exister dans cet univers concurrentiel parfois violent et mieux protéger les citoyens.

Lors des échanges au Parlement, Sabine Roberty a soutenu ce texte en soulignant les avancées qu’il apporte dans de nombreux domaines.

L’élargissement du périmètre régulatoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, notamment au niveau territorial est une avancée concrète. Ainsi, dorénavant, c’est le lieu où se prennent quotidiennement les décisions éditoriales qui déterminera à quel pays est rattaché un diffuseur d’un point de vue réglementaire, ce qui devra permettre de faire revenir RTL dans le champ de régulation de notre communauté.

En deuxième lieu, nous pouvons souligner l’obligation de contribution aux productions audiovisuelles de la FWB. Les éditeurs extérieurs seront donc tenus de soutenir cette production en réinvestissant une partie de leurs bénéfices sur notre marché. A ce sujet, certains acteurs auraient légitimement souhaité que cette contribution soit plus significative. La réflexion se poursuit et le PS sera attentif à ce que le travail continue, en concertation avec le secteur.

Autre point important : une meilleure exposition des œuvres européennes, mais aussi des œuvres belges francophones sur les plateformes de vidéos au travers de quotas de diffusion. Face à la crise COVID et à ses conséquences sur le monde culturel, nous devons plus que jamais travailler à soutenir le secteur dans son ensemble et cela y participe. Pour les socialistes, il est primordial de valoriser nos talents et de favoriser la diversité culturelle. La réflexion doit également se poursuivre pour développer de nouvelles mesures innovantes, en concertation avec le secteur.

Ce nouveau décret permettra également une amélioration de l’accessibilité aux médias pour les personnes souffrant d’une déficience sensorielle, notamment via le sous-titrage, l’audiodescription ou l’interprétation gestuelle.

Enfin, nous pouvons aussi relever un renforcement de l’égalité homme-femme et une meilleure protection des mineures. En effet, au travers des médias, nos jeunes peuvent être confrontés à plusieurs dangers, il s’agit d’un public particulier qui mérite une attention toute particulière pour être efficacement protégé.

Ce texte rencontre les enjeux essentiels du monde médiatique de demain. Pour le PS, les priorités sont notamment de favoriser la diversité culturelle, l’accès à l’information pour toutes et tous, le pluralisme des médias ou encore la vitalité du secteur médiatique.

De même, la sauvegarde de l’indépendance éditoriale et de la liberté d’expression, mais aussi la lutte contre les propos haineux et les contenus illicites doivent faire partie de nos priorités politiques. Dans ce contexte, pour le PS, l’éducation aux médias pour toutes et tous est un enjeu primordial.

Aujourd’hui, ce décret constitue une base solide pour l’avenir et concrétise des attentes importantes en matière d’audiovisuel et de régulation. C’est un grand pas en avant pour la protection des consommateurs, le soutien à la production audiovisuelle et à l’exposition culturelle européenne.

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